J'arrête de chercher les réponses à l’extérieur
- Nelly ROUVIERE

- 11 févr.
- 1 min de lecture
Dernière mise à jour : 13 févr.
Il y a un moment, après la crise de conscience, après cette évidence que personne ne viendra me sauver, où une autre vérité apparaît.
Plus discrète.
Plus intime.
Je passe beaucoup de temps à chercher les réponses à l’extérieur.
Dans les livres.
Dans les formations.
Dans les vidéos.
Dans les conseils.
Dans les parcours des autres.
Comme s’il y avait quelque part une clé que je n’avais pas encore trouvée.
Une méthode.
Un déclic.
Une autorisation.
Alors j’apprends.
Je comprends.
J’accumule.
Et pourtant…
Au fond, je sais déjà.
Je sais quand quelque chose ne me convient plus.
Je sais quand je me force.
Je sais quand je m’éloigne de moi.
Je sais quand mon corps dit non.
Je sais quand mon cœur demande autre chose.
Mais je continue parfois à chercher dehors ce que je n’ose pas encore écouter dedans.
Arrêter de chercher les réponses à l’extérieur, ce n’est pas rejeter l’aide, ni le partage, ni les savoirs.
C’est arrêter de se fuir.
C’est accepter que la boussole est déjà là.
Silencieuse.
Patiente.
Disponible.
C’est comprendre que personne ne peut sentir à ma place.
Que personne ne peut vivre à ma place.
Que personne ne peut choisir à ma place.
Ce mouvement-là ne rend pas plus forte.
Il rend plus vraie.
Il invite à ralentir.
À s’arrêter.
À écouter ce qui murmure sous le bruit.
Peut-être que grandir, finalement, ce n’est pas accumuler des réponses.
Peut-être que c’est apprendre à rester assez longtemps en soi pour entendre les siennes.
Nelly 🫶🏼

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