Quand chercher des solutions à l'extérieur devient une violence silencieuse
- Nelly ROUVIERE

- 16 févr.
- 1 min de lecture
Depuis que je me reconnecte à moi, je commence aussi à voir autre chose...
Je vois des femmes fatiguées.
Des hommes épuisés.
Des personnes brillantes qui doutent d’elles-mêmes.
Pas parce qu’elles sont faibles.
Mais parce qu’on leur a appris à chercher dehors ce qui se trouve dedans.
On leur a appris à consommer du mieux-être.
À empiler des méthodes.
À suivre des programmes.
À appliquer des protocoles.
Toujours une nouvelle solution.
Toujours un nouveau concept.
Toujours une promesse de transformation.
Et petit à petit, quelque chose se casse.
On ne s’écoute plus.
On se corrige.
On ne ressent plus.
On analyse.
On ne se fait plus confiance.
On demande validation.
On ne vit plus.
On optimise.
Ce système crée une fatigue profonde.
Une confusion intérieure.
Une dépendance subtile à l’extérieur.
Comme si nous avions désappris à nous sentir.
Je vois des personnes qui pensent aller mieux, mais qui sont simplement devenues plus performantes dans leur mal-être.
Je vois des êtres humains qui cherchent désespérément à “aller mieux”, alors qu’ils auraient juste besoin de ralentir.
De respirer.
D’écouter.
Chercher de l’aide est sain.
Partager est précieux.
Apprendre est magnifique.
Mais quand cela devient une fuite de soi, cela devient une violence invisible.
Personne ne peut ressentir à notre place.
Personne ne peut savoir ce qui est juste pour notre corps.
Personne ne peut vivre notre vie.
Le vrai danger n’est pas de se tromper.
C’est d’arrêter de s’écouter.
Peut-être que la révolution n’est pas d’aller mieux.
Peut-être que la révolution, c’est de revenir à soi.
Nelly 🫶🏼

Commentaires